Les éclairs

Bonjour à toutes et à tous 🙂

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un phénomène naturel qui m’a toujours fasciné tout en me faisant trembler : les éclairs et la foudre.

De gros nuages, un ciel qui vire au noir, des grondements qui commencent à résonner. On ne devrait pas tarder à voir apparaître des éclairs:) alors tous aux abris !

Comment se créent les éclairs ?

Tout d’abord il faut savoir que ce sont principalement les cumulonimbus, de gigantesques nuages en forme d’enclume et pouvant atteindre jusqu’à 18km de haut, qui permettent de faire des éclairs.

Pourquoi ?

La recette est simple :

prenez de la vapeur d’eau (qui va se transformer en fines gouttelettes d’eau), des cristaux d’eau (lorsqu’on se trouve entre 0 et -20°C dans le cumulonimbus), des courants ascendants, et le tour est joué 🙂

Comment ?

Entre 0 et -20°C les fines gouttelettes d’eau vont s’agglomérer sur les cristaux et former ce que l’on appelle des grains de grésil. Comme de petit grêlons.

Ces petits grêlons, une fois devenus suffisamment gros et lourds, vont commencer à chuter au sein du cumulonimbus.

Cependant, ils peuvent rencontrer nos fameux courants ascendants qui vont les amener vers le haut du cumulonimbus, où ils vont encore grossir, donc devenir plus lourds, rechuter, puis parfois à nouveau être interceptés par les courants ascendants, qui vont à nouveau les ramener vers le haut du cumulonimbus, où ils vont à nouveau grossir et devenir lourds, puis rechuter etc etc…

il peut y avoir ainsi jusqu’à 3-4 cycles pour nos petits grêlons.

Une fois qu’ils chutent vers le bas du cumulonimbus, les grêlons devenus plutôt dodus vont bien souvent se cogner contre nos petites cristallisations, lui arrachant un électron. Les électrons sont de minuscules particules chargées électriquement négativement.

Ainsi, les gros grêlons qui ont désormais un électron supplémentaire dans leur bagage vont être également chargés négativement. Tandis que les cristallisations, elles, avec un électron et une charge négative en moins, vont apparaître chargées positivement.

Ainsi, petit à petit, la base du cumulonimbus va se charger négativement via des amas de grêlons négatifs, tandis qu’un peu plus haut, une couche supérieure du cumulonimbus va être chargée positivement par nos petites cristallisations ayant perdu leur électrons.

tpefoudre.wordpress.com

On se retrouve comme dans le cas d’une pile.

Une pile assez énorme qui, lorsque la base sera assez chargée négativement et le haut positivement, va commencer à former des étincelles, de fins courants électriques (on appelle cela des précurseurs, la température peut aller jusqu’à 30 000°C à leur niveau) entre les 2 couches du nuage.

On obtient ce que l’on appelle un éclair intra nuageux.

Concernant les éclairs frappant le sol (j’ai trouvé l’association de l’image du nuage/enclume avec celle de la foudre qui frappe le sol…pour le moins frappante ^^), il s’agit du même principe.

La base des cumulonimbus ayant amassé assez de charges négatives, ils vont repousser, à l’instar d’un aimant, les charges négatives du sol, ne laissant que des charges positives en miroir d’eux .

On retrouve donc notre fameuse pile géante avec la partie négative comme la base du cumulonimbus et la partie positive comme le sol. Une fois assez chargée, les précurseurs vont se former pour former un éclair se frayant un chemin dans l’air.

C’est ainsi que l’on peut observer une partie de l’éclair venant du nuage, et une autre partie venant du sol, se rejoignant tel un appel du ciel vers la terre (ou vice et versa) , dans un vacarme assourdissant faisant trembler petit et grands 🙂

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