Le son de la voix 1

Bonjour à toutes et à tous:)

Suite à quelques aléas de connexion réseaux qui m’ont empêchée de me connecter la semaine dernière, je vous propose aujourd’hui de me rattraper avec ces deux posts sur…le son de la voix 🙂

Tout d’abord, quelques rappels (vous pouvez également vous reporter aux posts sur la sonothérapie) :

  • Le son est une perturbation, qui se propage de part en part dans son milieu (air, eau etc…).
  • C’est une compression de l’air qui a besoin d’un support matériel pour se propager (à la différence de la lumière qui est un autre type d’onde avec ses caractéristiques propres).

Grosso modo, le son, c’est de l’air qui vibre 🙂

Pour le moment nous n’aurons besoin que de ces quelques rappels.

Aujourd’hui je voudrais vous expliquer comment fonctionne le son au sein de notre corps, via le merveilleux instrument qu’est : la voix.

Comment cela fonctionne ?

Tout d’abord petit point anatomique :

Lorsque nous voulons émettre un son, nous inspirons de l’air, gonflons nos poumons, puis nous allons expulser l’air des poumons.

Cet air va passer dans la trachée et remonter jusqu’au larynx, une sorte de petit vibrateur interne.

Le larynx a cette forme ci :

Il est constitué de deux cordes vocales (deux muscles), qui vont venir s’ouvrir et se refermer selon les sons que l’on veut émettre.

Quand on veut émettre un son avec la voix, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les cordes vocales vont venir se refermer. L’air provenant de la trachée va alors faire pression sur ces cordes, et finir par passer en provoquant une vibration.

La base du son de notre voix est alors émise 🙂

Pour aller un peu plus loin et découvrir deux petits principes simples et courants de la physique des fluides, nous pourrions nous demander : ok, mais comment ça fonctionne ?

La trachée est plus large que le larynx. Pour faire vibrer le son, les cordes vocales doivent sans doute s’ouvrir et se refermer très rapidement pour provoquer cette vibration ? Enfin il manque des éléments là non ?

Ok ok, pas de panique.

Afin d’introduire ce qui se passe je vais vous parler d’un phénomène que vous pouvez observer un peu partout autour de vous. Le débit volumique d’un fluide….

….Débit quoi ?

Introduisons une petite formule. Pas de panique pour les phobiques des mathématiques, c’est tout simple à comprendre:)

En fait, cette formule implique que pour un débit volumique donné (donc une constante en fait) dans une conduite, si le diamètre de la canalisation diminue, ben la vitesse va forcément devoir augmenter pour compenser cette valeur plus faible ? Et conserver la valeur du débit volumique donné. Et vice et versa.

Grosso modo, si le diamètre d’une conduite diminue, la vitesse du fluide (de l’air dans notre cas) augmente, et si le diamètre augmente, à l’inverse la vitesse diminue.

Observez un peu autour de vous, vous observerez ce phénomène partout (phobiques des courants d’air dans la nuque vous devriez très très rapidement intégrer ce principe physique et le déceler en clin d’oeil ^^ ).

Dans notre cas, dans le cas de notre couple trachée/larynx, le principe s’applique à l’identique. Le larynx a un diamètre plus petit que la trachée, en plus les cordes vocales vont se refermer, la vitesse de l’air à cette interface et dans le larynx va fortement augmenter. Tout simple 🙂

Deuxième petit phénomène physique : l’effet venturi associé aux lois de Bernouilli

Dans cette formule on retrouve comme tout à l’heure le débit volumique qui est à une valeur donnée à un instant donné. Donc une constante.

Rho est également une constante donnée.

On déduit donc tout simplement de la formule que lorsque la vitesse augmente, la pression sur la surface donnée doit diminuer. Et vice et versa.

Pour introduire différemment cette explication regardez le schéma ci-dessous :

Dans la partie large (donc avec une vitesse faible), la portion de fluide est fine, elle est pressée de toute part part une pression importante qui le confère sa finesse.

Dans la portion de conduite moins large (la vitesse comme nous avons vu tout à l’heure est plus rapide) on comprend bien que la même portion de fluide va occuper plus de place, elle va devoir s’étendre dans cette partie fine de la conduite, la pression va donc devoir diminuer pour un peu moins « presser » cette portion de fluide, qu’elle soit plus libre d’occuper tout l’espace nécessaire.

On peut très bien observer ces 2 phénomènes physique au sommet de collines, montagnes, buttes comme présenté sur le schéma ci-dessous.

Bon c’est tout simple en fait vous voyez:)

Reprenons notre larynx maintenant.

1 – L’air arrive de la trachée,

2 – les cordes vocales se ferment

3 – l’air fait pression

4 – les cordes vocales vont s’entrouvrir

5 – la vitesse de l air qui va passer va donc augmenter (premier principe)

6 – la pression va alors diminuer (deuxième principe)

7 – donc les cordes vocales vont se refermer

8 – l’air de la trachée poursuit sa pression

9 – les cordes vocales vont s’entrouvrir

10 – la vitesse de l air qui va passer va donc augmenter (premier principe)

11 – la pression va alors diminuer (deuxième principe)

12 – donc les cordes vocales vont se refermer

13 – etc etc

Les cordes vocales vont donc s’ouvrir et se refermer un grand nombre de fois en une seconde, « hachant » l’air et provoquant la vibration associée.

Tout simplement:)

Le nombre de fois où les cordes vocales réalisent ce mouvement d’ouverture/fermeture correspond à notre fameuse fréquence de vibration introduite dans les posts sur la sonothérapie.

Lorsque nous voulons faire un La, nos cordes vocales s’ouvrent et se referment 432 fois par seconde.

Un merveilleux instrument de musique et de vibration qu’est notre corps 🙂

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