Erik Reitzel- Structures minimales 1

 

 

LES STRUCTURES MINIMALES

ou les forces invisibles

C’est Erik Reitzel au cours de ses recherches qui a fait le lien entre les lieux de ruptures, les rapports de force, et les structures minimales.

Qui est Erik Reitzel ?

Erik Reitzel  ingénieur du génie civil en 1964, a été, durant de nombreuses années, professeur de l’Académie Royale des Beaux-Arts et à l’Université Technique du Danemark, dans les disciplines des constructions porteuses et du design des constructions.

Les recherches lui ont permis de découvrir la corrélation fondamentale entre les ruptures, les structures minimales et la croissance. Cette découverte permet d’aboutir à des économies de matériaux considérables dans les constructions.

Qu’est ce que signifie tout ce charabia ?

Hé bien un principe fort intéressant basé sur les lois des forces. Le but est l’optimisation des matériaux de construction, utiliser le moins de matériaux possibles pour la structure la plus solide possible ! Whoua !! 😀

Il nous dit qu’en observant une cassure on voit le chemin de la force exercé sur le matériau. Hé oui pas bête du tout! L’impact d’un cailloux sur un par brise va diffuser sur celui-ci sa force et laisser sa trace. Bien sur cela va varier selon la force et la taille du caillou. Il nous délivre sa théorie entre la corrélation de la destruction et de la construction.

Erik Reitzel conçoit une forme ou un bâtiment à partir des lignes de cassures, à partir du point de rupture de la matière : Les structures minimales.

Sa méthode d’observation est une constante interaction entre le détail et le tout. Le grand et le petit. En quelque sorte il zoom et dé-zoom à chaque pas de son avancée.

HISTOIRE

Erik Reitzel dit que dès les premières grandes constructions, les bâtisseurs ont toujours joué avec ces lignes de force. Ils se sont toujours préoccupés de la solidité et de la longévité de leurs architectures. Les lignes de ruptures actuelles montrent que les matériaux ne pouvaient plus supporter les forces exercées sur eux, alors ils cèdent.

Mais grand nombre d’architectures telles les pyramides, les temples grecs ou romains sont encore debout malgré le temps et… les bombardements  des guerres à ne pas oublier !! Qui au final auront fait bien plus de mal que le temps.

Dès l’époque des mycéniens l’on observe des prouesses architecturales avec de la pierre. Des portes voûtées ou encore la chambre du trésor voûté en encorbellement.

   

Le But d’une structure est de faire circuler et absorber les forces exercé sur elle

 

Acropolis Parthenon Temple, Athens, Greece

Parthénon de Grèce : caisson haut des voûtes pour alléger la poussée exercé sur elle. Les colonnes d’extrémité sont également biaisées vers l’extérieur.

 

 

 

 

La chapelle de King’s College dans  l’enceinte de l’université de Cambridge est un exemple frappant des structures qui laissent les forces circuler à travers elle.

 

 

 

 

 

Nous subissons des forces comme la poussée , l’attraction qui sont invisibles, elles se révèlent sous forme de cassures, de déformations de structures et de mouvements. Leurs traces laissent des dessins, des formes riches en compréhensions.

Dans la suite au numéro 2 nous verrons le lien entre les structures minimales et la Nature. 😀

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