Au rythme de la Terre – 2

 

Les profondeurs de la Terre

post 2:  les éléments fondateurs de la Terre.

« Elle est la Terre, elle est la plaine, elle est le champ. Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchand ». Victor Hugo, La légende des siècles.

Bonjour à tous,

pour ce deuxième post j’aimerais partager avec vous un sujet qui m’intrigue toujours plus : la richesse et l’abondance de la Terre. Oui notre Terre si fertile qui nous offre tant et tant de bonnes choses, tant de délices. D’ailleurs n’est-ce pas l’époque des fraises et des bons fruits juteux… ? Miam !

Abondance

Comment fait elle pour toujours nous gâter et ce malgré la masse de pollution venant de toutes parts…. 🙁

Alors voici une première approche du sol au sens le plus Terre à Terre possible. Suite à une formation de maraîchage fort intéressante faite il y a quelques temps je vous livre ici les bases de l’agronomie/agrologie. 🙂

Qu’est que l’agrologie?

Vient du latin ager, champ, et logos, sciences.

« c’est l’ensemble des sciences, les sciences agronomiques, qui cherchent à découvrir les lois de la production agricole» . (source : Les bases de la production végétal Tome 1 le sol et son amélioration, de Dominique Soltner).

L’agronomie est l’étude du sol, mais seulement le sol dit « cultivable », celui travaillé par l’agriculteur, le jardinier ou encore la jardinière. 🙂 Si l’on désire creuser davantage dans les profondeurs de la Terre, nous devons faire appelle à la Pédologie (qui vient du grec Pedon, « le sol que l’on foule au pied »). Un agronome étudie la vie du sol, son comportement physique et chimique. Comment le sol réagit fasse aux événements et pourquoi, de quoi est-il constitué, que doit-on faire pour l’améliorer?

Voici quelques Agronomes bien connus en France en tout cas: Claude et Lydia Bourguignon qui ont créé leur propre laboratoire,  le Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols. Nous avons également Jacques Caplat ou encore Claude Aubert, fondateur de l’association Terre vivante.  🙂

Attention ici je parle d’Agronomes spécialisés dans le domaine de la vie du sol, les agronomes peuvent étudier tout le monde du vivant, cela peut être la pisciculture, la sylviculture …

Avant de détailler les couches de notre planète nous devons comprendre que le sol est formé des 3 constituants bien distincts : des éléments solides (pierres, sables…), des éléments liquides (appelés solution du sol), et des éléments gazeux (appelés atmosphère du sol).

Détaillons un peu plus :

> Les éléments solides, ils sont eux même classés en deux types.

1. les constituants mécaniques, la roche-mère, les pierres, les graviers, les sables, les limons, les argiles. Ils sont classés par taille.

2. les constituants organiques, appelés aussi matière organique proviennent des organismes végétaux ou animaux décomposés, ou non.

> Les éléments liquides proviennent de la pluie, des apports par l’homme et de la décomposition de la roche-mère ainsi que des constituants organiques. Ce sont aussi tous les éléments chimiques que contient l’eau.

> Les éléments gazeux proviennent de l’air extérieur mais aussi de la vie des organismes et de la décomposition de la matière organique. Tel le diazote, les dioxygènes, le dioxygène de carbone, le méthane….

De la Terre, de l’eau et de l’air…mais ne manquerai-t-il pas quelque chose???  😀                  Bah ouiii, le feu, le noyau de notre Terre son centre.

Lave sortant du centre de la Terre
Comment ces éléments vivent ensemble ?

Oui, on peut penser que la terre lourde (éléments solides) et compacte comme elle l’est ne laisse passer ni l’eau, ni l’air dans ses entrailles. Là intervient les mystères de la chimie/des sciences de notre Terre que je développerai dans un prochain post. 🙂

-Un sol doit être capable de laisser passer l’eau et l’air, indispensable à la vie du sol.
-Il doit être capable de retenir l’eau, qu’elle reste dans la terre. Elle ne doit pas juste la traverser comme une passoire, sinon au bout de quelques heures de soleil hardant, sans pluie toutes les plantes seraient mortes.
-Idem pour l’air, il faut que l’air circule dans le sol malgré son immobilisme, sinon les plantes s’asphyxient.

Le sol doit pouvoir se réchauffer relativement vite et donc ne pas être sur-gorgé d’eau qui se réchauffe bien moins vite que l’air (d’où une meilleur production sur les versants Sud-Ouest ou Sud-Est des montagnes).

C’est ainsi que l’on comprend l’importance et la subtilité du travail d’un agriculteur, d’un maraîcher, d’un jardinier… Réunir toutes ces qualités en ayant une terre meuble, bien structurée. L’homme ne peut jouer sur les constituants de sa terre, à moins de venir rajouter dans son jardin, dans ses champs de grosse quantité de terre, de sable, ou encore en arrosant lors de forte chaleur… Mais il n’est pas maître de la terre.

En revanche avec les apports qu’il fait (composte, purin, engrais organiques/chimiques) et le travail du sol (permaculture, manuelle, tracteur, techniques simplifiées, techniques conventionnelles…) influence grandement sa qualité, joue et communique avec lui d’une certaine manière.

Voici une première approche de la couche superficielle de notre planète, la terre de la Terre. 🙂

Si vous le souhaitez dans un prochain post je détaillerai un peu plus les couches horizontales étudiées en agrologie/agronomie .

Source image d’accueil: http://www.reenchantonslaterre.fr/des-champs-de-fleurs/